Confessions-sur-le-netfloor

J'AIME - J'AIME PAS - samedi 27 septembre 2008

J’aime, je n’aime pas.

 

 

Je n’aime pas les menteurs, les manipulateurs, ceux qui trompent.

Bien sur nous mentons tous un peu,

Disons qu’il m’arrive de travestir légèrement la vérité, de l’embellir.

Mais je ne n’apprécie pas ceux qui s’organisent une « image » bien propre bien lisse et jouissent de la bienveillance des autres alors qu’ils ne la méritent pas.

 

Ils ne méritent pas l’amour qu’on leur donne car il est basé sur une supercherie.

 

 

Je n’aime pas le printemps pluvieux.

Quant on a enduré l’hiver et la privation de soleil,

Quant on a eu froid et qu’on a porté des couleurs sombres,

Quant on aspire à enfin plus de légèreté, de bonheur et de sourires et que comme d’habitude il pleut encore et encore.

D’ailleurs j’aime pas la pluie tout court !

Heu à part quant mon jardin est sec et que ça fait bien 3 semaines qu’on a trop chaud, et qu’il ne pleut que 2 heures,…………… la nuit….

De toute façon la pluie ça me fait frisotter, tout mon brushing est foutu, nan j’aime pas la pluie.

 

Je n’aime pas l’art contemporain.

Je ne le comprends pas j’ai souvent l’impression d’être abusée par des  gens habiles qui savent bien eux même que leur œuvre ne représente rien ou pas grand-chose mais on flairé le filon.

Il est très rare qu’une œuvre dite contemporaine me plaise.

Que ce soit de la sculpture, de le peinture abstraite ou de la musique voire de la danse,

Le contemporain me parait toujours un peu dingue, décalé et je me demande si tous ces artistes se droguent ou s’ils sont réellement « fous » !

 

Je n’aime pas entendre mes enfants crier.

Ca me tape sur le système, j’ai l’impression que soit l’un est en train de mourir, soit ils deviennent dingues et moi avec.

J’ai beau détester ce bruit, invariablement je me mets à crier à mon tour pour couvrir leurs cris et tacher de les faire taire….

Puis je me déteste…..

 

Je n’aime pas crier et pourtant je crie souvent…..

Ca me rend souvent triste et honteuse à la fois.

 

Je n’aime pas, ou en tout cas je me méfie énormément des jeunes diplômés des grandes écoles supérieures de commerce ;0)

Ils me font peur !!!!

Je les trouve trop souvent « formatés » pour gagner et inhumains dans leur comportement.

J’ai une sainte horreur des HEC par-dessus tout.

Tellement carnaciers, tellement sûrs d’eux, tellement imbus d’eux-mêmes.

J’ai observé que souvent ils agissent avec un certain mépris ou dédain vis-à-vis de ceux qui n’ont pas le même profil et peu d’ouverture d’esprit pour la carrière au mérite pour ceux qui ont appris sur le tard, ou à force de travail.

 

En fait je suis  souvent jalouse de leur réussite rapide et parfois de leur peu de résultats concrets.

Je n’aime pas surtout le fait que si on « n’en n’est pas » c’est un peu comme si on n’était rien ou pas grand-chose….

 

Je n’aime pas cette rivalité dans le travail et cet esprit de « corps » et d’élitisme suprême réservé à la caste.

Je n’aime pas me sentir exclue et je ne me suis jamais sentie aussi exclue que quant je suis obligée de me frotter à ces jeunes gens là…

Ils nous tolèrent tout au plus…disent officellement apprécier tout le monde…normal dire le contraire les exposeraient au politiquement incorrect.

Mais en vérité nous ne sommes pas leurs amis. Ils restent entre eux…ne s’invitent qu’entre eux…rient entre eux et certainement de nous par la même occasion…

 

 

 

Je n’aime pas laisser un de mes enfants à la garderie, ou à l’école le matin alors qu’ils pleurent.

Ca m’énerve, me fait me sentir coupable de le ou la laisser comme ça prestement parce qu’il est important d’arriver à l’heure ou pas trop tard au boulot.

 

Je n’aime pas particulièrement être une femme active, et mère de 37 ans en 2008.

Nous sommes toujours un peu une « race » inférieure.

Mal vue par le corps enseignant parce que nous ne consacrons pas assez de temps au suivit des devoirs ou à nos enfants.

Mal vue au boulot parce qu’il nous est impossible de rester tard le soir au bureau quant tous les autres travaillent une à deux heures de plus chaque jour.

Mal vues dans nos foyers parce que nous sommes mal dans notre peau conjuguant trop de rôles à la fois, courant après le temps et souvent stressées et fatiguées et dénonçant les problèmes que nous seules avons vu….

 

Dans une prochaine vie je voudrais être un homme, ou femme oisive de cadre sup !

 

Je voudrais avoir la liberté d’action d’un homme au travail et ne pas me « prendre » la tête à essayer de savoir si ce soir je dois une fois de plus choisir entre : terminer un dossier ou arriver à la garderie avant qu’une assistante sociale ne me dénonce à la gendarmerie !

Je voudrais ne plus me faire disputer comme une gamine si toutefois j’ai raté une réunion fixée arbitrairement à 16H45 par des profs qui n’ont jamais bossés dans le privé alors qu’à cette heure là j’entame à peine mon second dossier de l’après-midi !

Je voudrais ne pouvoir ne penser qu’à moi !!!

Je voudrais déléguer à l’Autre….. Comme un homme quoi !

 

Je n’aime pas les radios musicales de maintenant.

Tu y entends d’avantage de gingles et de pub que de musique.

Les morceaux sont coupés au début par les verbiages idiot d’un animateur débilitant et coupés à la fin par une énième publicité tout aussi idiote !

En 1/2 d’heure tu as entendu plus de conneries que de musique…parfois t’as pas entendu de musique du tout.

Du coup, comme une vieille, j’écoute de grandes stations généralistes ou il y a de vrais journalistes et je m’informe…mais je ne m’amuse plus comme avant, au début de la radio libre !!!

 

Je n’aime pas les guichets anonymes de la fonction publique ou tu as toujours l’impression d’être mise en accusation parce que tu n’as pas le formulaire 13/25 ou que tu n’as pas sur toi toute ta vie administrative des fois qu’on te le demande.

Je ne supporte plus d’avoir l’impression de parler à des gens désincarnés qui ne voient qu’un matricule et veulent surtout pas gérer l’humain.

Mais j’avoue que j’ai aussi rencontré des fonctionnaires charmants et à l’écoute et ça m’a rassuré.

Mais à chaque visite pour un dossier un peu compliqué, c’est tout de même une épreuve.

 

Je n’aime pas les factures.

J’ai un blocage psychologique…il y a marqué sommes à payer et hop ça me vrille le ventre.

Il ya marqué à payer avant le …..Et hop j’oublie la fameuse date en question.

Je les paye souvent en retard, je suis sans cesse relancée, la factures s’entassent dans mon sac à main.

Sans doute que des années de « dèche » m’ont empêchées de voir ça sereinement et normalement comme ça devrait être le cas.

 

Je n’aime pas la solitude, la vrai celle qui dure et le silence qui tombe comme une Chappe de plomb sur les battements de mon seul cœur. Celle que tu ne choisis pas en fait.

J’ai été fille unique pendant 15 ans….j’ai finit par parler toute seule et m’inventer ma vie.

De toute façon je ne suis plus jamais seule….

 

 

J’aime mes « rêves forcés ».

Depuis petite fille, avant de m’endormir souvent, je pense à ce que je voudrais vraiment vivre à cet instant précis….à la personne que je voudrais être, au monde dans lequel je voudrais vivre et au gens que j’aimerais avoir à mes cotés.

Ca m’est resté !!!!

Ado je m’endormais en pensant au mec le plus populaire du bahut et je me voyais vivre une super love story,

Adulte je voyais une grande carrière se dérouler et des projets prendre forme.

Maintenant je m’imagine aimée et cajolée et serrée par les bras d’un compagnon attentif et aimant.

Parfois même je sais qui c’est ou plus exactement je me le choisis ;0)

 

J’aime quant il fait beau dans Paris.

Les gens sourient, les touristes se promènent ébahis, on se parle on partage.

Les femmes sont belles et souriantes, les hommes vous saluent et draguent volontiers, les enfants chantent et rient et crient et s’éclaboussent de l’eau des fontaines publiques,

Les jardins sont en fleurs, le monde tout entier me sourit.

 

J’aime les femmes.

A priori comme ça, toutes les femmes sont mes sœurs.

Je me sens proche de leurs vies, de leurs questionnements, de leurs pensées….

Une femme, je veux dire une autre femme, c’est un peu moi non ?!

Je ne comprends pas que pour certaines femmes, une autre femme soit vue comme une rivale et pas come une alliée.

Je n’ai jamais compris que des femmes puissent faire du mal à d’autres femmes.

En dehors du fait que ça fait mal, quant j’ai été trompée je me suis réellement sentie trahie par une autre femme.

Ca a été un choc pour moi. Vraiment !

Ca peut faire sourire, mais je pense que je suis vraiment tombée de haut par rapport à l’idée que je me faisais de la relation nécessairement confraternelle que toute les femmes devraient avoir entre elles.

Ca peut paraître terriblement naïf, et je sais maintenant que je suis hyper naïve, mais pour moi avant même toute notion de concurrence ou d’amour, il ya en face pour moi une femme donc une « sœur ».

Comme dans les histoires sordides de pédophilie je ne pardonne jamais à une femme sa complicité ou son implication dans la souffrance faite à un enfant.

C’est un peu comme si pour moi les hommes étaient eux plus capables de faire le mal que les femmes.

Disons que bêtement j’admets plus « facilement » la bêtise, la cruauté, la duplicité et l’égoïsme de la part d’un homme que d’une femme.

Qu’une femme puisse ne pas penser au mal qu’elle fait à une autre femme est pour la fille de féministe que je suis tout simplement un non sens !!!

 

Alors oui disons qu’à priori j’aime les femmes, même si maintenant je sais que la femme est un « homme » comme les autres…c’est dire parfois aussi vile, et inélégante et moche et à chier.

 

 

 J’aime l’amour….

Ca parait creux comme ça à dire, ça parait d’une affreuse banalité.

Mais j’aime l’amour au sens large, et d’ailleurs j’en ai besoin.

J’ai besoin qu’on me sourit, qu’on m’apprécie, j’ai besoin d’avoir des amis (amis, amitié, amour – tout ça, ça la même racine, la même étymologie).

J’aime mon patron, j’aime certains de mes voisins, j’aime mes collègues, j’aime les copains de mes enfants.

 

J’aime que tout se passe bien dans ma famille, avec mes enfants, avec mon entourage.

J’aime qu’on m’aime. Et je ne sais pas faire autrement que d’aimer les autres.

 

Evidemment ça me joue des tours !

J’aime des gens qui ne m’aiment pas en retour.

J’aime faire plaisir à des gens qui au mieux s’en foutent au pire se foutent sans doute de moi !

Ben oui c’est comme ça…j’aime aimer sans doute.

 

Mais attention dans le lot il y en a qui me le rendent bien !

 

Je n’aime pas les sensations que je ressens depuis quelques semaines.

Les interrogations, les doutes, cette impression de ne pas être considérée, reconnue…ce foutage de gueule ambiant, ce décalage permanent entre ce qu’on voudrait te faire croire pour avancer et ce qu’invariablement tu perçois de vérité navrante sous ce beau discours de façade….

On dit aimer ton travail, t’apprécier on vante tes qualités et tu découvres l’envers du décors, ta zone d’action bien délimitée, limitée…toute petite, bien médiocre…

Et là ben tu te dis « Ah ?! OK…d’accord…c’est ça que tu penses que je peux faire….QUE ça… »

 

Je déteste cette impression de n’être toujours que la doublure, le bouche-trou, la solution de remplacement…en attendant mieux, en attendant l’autre…en attendant quelqu’un qui vraisemblablement serait PLUS à la hauteur….mieux quoi…

 

Moi je suis super tant qu’il n’y a rien d’autre en fait. Ou alors pour des petits trucs…

De toute façon j’ai pas fait d’école de commerce, je devrais pourtant le savoir ça à force !!!

Que tout ça c’est pas pour moi…

Je devrais être raisonnable, rester à ma place…bénir le ciel d’avoir déjà cette petite place qu’on a bien voulu me faire, qu’on me fasse l’insigne honneur de me parler tout simplement.

 

Puis je suis bloquée là, je ne peux rien faire, je ne peux pas lutter.

Prisonnière dans ma maison, obligée d’accepter tout même l’impensable, même ce que je déteste et que je vomis parce que je n’ai pas le choix.

Là aussi j’ai fait mon job, j’ai assuré, j’ai tout donné…puis on va donner le beau rôle à une autre probablement un peu plus tard….

 

T’es larguée ma vieille !

 

 

Je n’aime pas l’injustice, et pourtant la vie est injuste…

Et pourtant j’aime la vie, j’aime mes enfants, j’aime les gens, j’aime manger des glaces, danser, sauter et rire.

J’aime mon visage dans le reflet du miroir et pourtant je n’aime pas me voir en photo.

 

J’aime bien que mes enfants me disent que leurs copains ou copines me trouvent jeune et jolie.

Pourtant je n’aime pas ne pas moi sentir jeune et jolie quant je suis seule encore comme ce soir.

 

Je me trouve jolie en vérité.

Mes amis me trouvent jolie,

Ma famille, me trouve jolie….

Mes enfants me trouvent jolie…

 

Je dois être jolie….

 

Et j’aime me sentir jolie !

 

J’aime qu’on m’aime, et j’aime aimer les autres…et des gens m’aiment, et j’ai un toit sur ma tête, à manger dans le frigo, des enfants en bonne sante, des papillons dans le ventre quant je regarde ce mec qui me fait craquer…même si ça fait un an que je craque et que je sais que ce n’est pas pour moi.

Même s’il est loin de tout ce que je peu espérer, et que je suis certainement loin de ce qu’il pourrait désirer.

Pourtant j’aime ce pincement bizarre quant nos yeux se croisent, quant nous rions ensemble, quant il me parle tout à fait sérieusement d’un truc chiantissime dont je me fous totalement…quant il commente des docs que je ne comprends pas et ne cherche pas à comprendre….

 

J’aime être amoureuse,

Je n’aime pas l’aimer lui…..

 

J’aime la musique, bien des formes de musique.

Le Jazz, l’opéra, le funk, le rock des années 80, les chansons de Brel ou bien celles des comédies musicales, le R&B, la soul, les crooners des années 50/60.

 

Un peu de musique m’aide à me relaxer, ou me fait chanter, ou danser, sautiller, voire hurler à tue tête dans ma voiture le matin.

Je peu rester des heures un casque sur les oreilles à écouter un album bien fait avec de beaux arrangements, une vrai mélodie, des instruments et de la vrai richesse harmonique.

 

J’aime tâcher de sentir la respiration de la personne qui chante, entendre les intonations ou les fléchissements de sa voix, les hésitations voire sur des titres d’anthologies les sanglots qu'on essaie de cacher.

 

Certains textes m’émeuvent aux larmes, mon corps peu se parcourir de frissons même après le trentième écoute….

 

Et bien entendu j’aime danser.

Que ce soit pour m’amuser en dilettante ou lorsque j’avais encore le temps de prendre des cours et danser dans une compagnie.

Avec le temps et l’expérience j’ai appris à connaître mon corps à accepter de le « torturer », de l’assouplir ou au contraire de l’endurcir pour faire une, puis deux pirouettes, des petits jetés et des grands jetés.

Avec le temps un jour j’aurais aussi plus de temps…je pourrais redanser.

 

Et bien sur il ne vous aura pas échappé que j’aime écrire.

 

C’est un exercice auquel je me livre bien volontiers.

J’aime cette sensation de découvrir le monde en tentant de le décrire….quant en posant que le papier une problématique tu parviens à y apporter toi-même la réponse.

Tu découvres beaucoup plus sur toi-même en une heure d’écriture qu’en 10heures de discussions avec tes proches, voire avec un psy.

J’adore ces errements si particulier des pensées qui s’imbriquent les unes dans les autres comme une sorte de transe qui fait passer du coq à l’âne et pourtant te porte à l’essentiel.

J’y découvre de la profondeur, des choses aigües et sensibles que je ne soupçonnais pas, des pensées futiles ou des réflexions sagaces, des choses utiles et des répétitions qui m’agacent.

 

J’aime aussi la poésie des mots qu’ils soient très actuels ou classiques de la littérature.

J’aime aussi bien Baudelaire que les rimes et le flow du slam de Grands corps Malade.

Je suis admirative de la justesse des mots choisis par IAM, Corneille ou Tété ou même NTM.

Ils me touchent autant que ceux jadis écrits par Dabadie, ou Brassens ou encore chantés par Montant.

 

Une personne qui sait écrire possède une richesse incroyable de communication.

Ceux qui osent ce streap-tease verbale ou écrit sont rares et précieux, ont des âmes hors du commun, une humanité exacerbée et souvent du talent.

 

Ca me touche vraiment.

Le choix des mots, de la ponctuation sont autant de respirations qui donnent corps à une histoire, un univers ou des sentiments infinis.

 

Il ya tellement de choses que j’aime….

Finalement la vie est belle !

 

 



27/09/2008
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